mercredi, avril 24, 2013

En marchant vers l'extrême


Les prémices de la littérature, assurait Bruce Chatwin, sont nées du récit des nomades. Ces voyageurs étaient nos ancêtres et les espaces vierges qu’ils parcouraient dans la solitude de l’esprit, offrent aujourd’hui encore aux pas de quelques poètes et penseurs, un champ désocialisé, un non-lieu de l’homme, ouvert à l’exploration. Certains en rapportent un nouvel usage du monde, d’autres un Tractatus Logico-Philosophicus, d’autres encore, tel Howard McCord, natif d’El Paso : En marchant vers l’extrême, un road mot-vie (en version originelle), quatre textes ciselés dans une langue d’une vigueur dépouillée, quatre récits d’un marcheur aguerri, solitaire érudit et poète armé, que publient à la rentrée les Editions Ring. Tirs croisés avec un vétéran de l’itinérance dans un entretien publié, en septembre dernier, par Le Matricule des anges (N°146).

Photo: Howard McCord dans les monts Organs.